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Yammer From Inside


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Ce que vous trouverez ci dessous est un extrait des différentes sessions du « Getting Social RoadShow » qui a eu lieu à Issy Les Moulineaux dans les locaux de Microsoft le 2 Octobre dernier.

L’entreprise réactive

Par Ludovic MAGNE, Sales Executive Office 365, Microsoft.

Lors de la mise en œuvre d’un RSE les changements profonds suivant s’opèrent dans une entreprise :

  • Hiérarchie -> réseau
  • Contrôle -> mise en capacité
  • Carotte et bâton -> motivation intrinsèque
  • Client et partenaires ->  communauté

 Au sein du RSE il faut bien distinguer les notions suivantes :

  • Participation ET NON Consensus
  • Transparence ET NON Tout est public
  • Acceptation de l’échec ET NON Manque de responsabilité
  • Adaptabilité ET NON Pas de planification
  • Mise en capacité ET NON perte de leadership

Voilà les grands changements qui doivent s’opérer dans une entreprise qui tient à rester agile / réactive. Les t grandes idées du discours porté par Microsoft sont issues du site THE RESPONSIVE ORG.

L’IT garant de l’innovation et du succès d’un projet RSE

Par Stéphane SCHNEIDER (Office 365 Evangelist), Yann ARMAND (Software Engineer, Yammer), Laurent JOUANNEAU (Cloud Vantage Services)

Nouveau mode de déploiement 

Le type de déploiement d’un outil RSE est complètement différent de ceux que l’on connait classiquement. En effet tout est centré sur les utilisateurs :

  • Ils essayent l’outil
  • Ils l’adoptent ou non
  • Ils le partagent avec leurs collègues ou non

On doit expliquer au préalable l’intérêt pour le métier de l’utilisateur puis le laisser se faire son propre avis. L’outil se répand toujours rapidement dans ce mode déploiement, ensuite l’Entreprise reprend la main progressivement.

Nouveau mode de développement

Les équipes Yammer sont les 1er utilisateurs de leur outil ( DOG FOODING), ce qui apporte les avantages suivants :

  • Plus ils ont d’utilisateurs en interne, plus ils on de testeurs en conditions réelles et diversifiées, plus ils peuvent trouver et corriger les bugs rapidement
  • Lors des évolutions fonctionnelles ils ont un œil critique sur le produit, cela leur permet de garder une certaine cohérence afin de ne pas avoir un simple « amas » de fonctionnalités
  • ils n’utilisent plus l’email et pourtant ne ratent jamais une réunion

Les développements se font en mode LEAN (BUILD, MESURE AND LEARN) :

  • On construit et on déploie le plus vite possible
  • On mesure l’impact de la fonction déployée
  • On créé quelque chose d’autre en fonctions des mesures

Notion de MVP importante :

  • Minimum Viable product
  • ou Most Viable product
  • ou Minimum Valuable product
  • ou Most Valuable product

Ce qui implique qu’il faut aller à l’essentiel.

Par exemple lors de l’implémentation de la fonction de traduction automatique, les équipes n’ont pas cherché à traduire l’ensemble de la page mais sont restées centrées sur le besoin :

  • Ils détectent la langue de l’utilisateur courant et la langue du post qui est en train d’être consulté,
  • s’il n’est pas dans la langue de l’utilisateur, la traduction du post est suggérée
  • le moteur de traduction est BING

Tests avec la méthode A/B Testing. Les campagnes de tests durent 15 jours.

Les équipes déterminent le succès d’une fonctionnalité en fonction :

  • des mesures d’utilisation (si > 70% d’utilisation elle sera conservée par exemple)
  • analyse des réseaux et de leur « santé » et mesure d’impact de la nouvelle fonctionnalité

L’équipe Yammer ne conserve que 30 à 40% des fonctionnalités développées. Il y a 3 releases par semaine.

Ajouter des fonctions au produit c’est le rendre plus complexe pour les utilisateurs et pour les équipes Yammer concernant la maintenance.

L’équipe Yammer est constituée d’ingénieurs dont le métier est en relation avec l’architecture du produit, à savoir :

  • des ingénieurs FRONT END
  • des ingénieurs BACK END
  • des ingénieurs SERVICES
  • des ingénieurs QUALITE, SECURITE
  • des designers / ergonomes

Organisation projet

Pour chaque nouvelle fonction, un projet est lancé avec une équipe transverse qui doit s’auto-suffire. 2 à 10 personnes pour 2 à 10 semaines.

Parmi les ingénieurs il y en a un qui prend le rôle de techlead, ce rôle est mobile. Cette personne assure alors la communication externe du projet.

L’équipe, en auto gestion, doit être capable de prendre toutes les décisions.

Lorsque le projet est terminé, l’équipe est détruite. Personne n’a la paternité d’une fonction particulière (no ownership). Les ingénieurs partent alors travailler sur d’autres sujets, par défaut ils sont dans l’équipe support. Il y a ainsi très peu de chance qu’un ingénieur corrige ses propres bugs, ce qui oblige à écrire du code propre.

Les développeurs apprennent beaucoup en lisant le code des autres, il y a énormément d’échanges sur les bonnes pratiques.

Le découpage en petits projet permet d’éviter, alors que l’entreprise grossit, aux ingénieurs de s’éloigner des problématiques qui concernent les utilisateurs, cela permet d’éviter de trop se spécialiser également. Ils veulent conserver l’esprit start-up.

Les products manager assurent la cohérence globale du produit, leur rôle est central, ils initient le changement et doivent rester proche des utilisateurs.

Yammer doit rester simple et efficace.

Intégration avec le système d’information

La solution utilise OpenGraph  (développé à l’origine par Facebook) qui permet une interaction bidirectionnelle avec d’autres outils sur le modèle Acteur / Action / Objet.

D’une application métier vers Yammer : Possibilité de PUSH de données (tout type d’objet) en REST. Chaque activité apparaît dans le TICKER.

De Yammer vers une application métier : possibilité d’intégrer un flux Yammer (groupe, personne, tag ou tout objet Open Graph) dans une application. Disponibilité de boutons FOLLOW / LIKE dans les applications.

Côté authentification et gestion des utilisateurs :

  • Possibilité d’import de fichiers plat LDAP
  • Possibilité de connexion ADFS (Active Directory Federation Services).
  • Un mécanisme plus élégant dee SSO devrait voir le jou dès cet automne afin de permet une intégration plus forte avec le SI

Sécurité

Chaque client reste propriétaire de ses données et il est le seul à y avoir accès. Dans les rares cas où un employé Yammer est amené à intervenir sur des fichiers corrompus par exemple, celui-ci est assermenté pour le faire sur une durée déterminée. Chacune de ses actions est logguée dans le système ce qui évite toute fuite de données.

Les ingénieurs sécurité mènent une veille constante, ont accès au code Yammer et testent l’application en continu.

Côté infrastructure toute connexion au réseau est sécurisée en HTTPS. Des pare-feu sont en place avec des mécanismes de détection des intrusions. Les données sont séparées du reste de l’application.

Les DATACENTER Yammer sont certifiés SSAE16 SOC1, l’application est également certifiée et répond à de nombreuses exigences réglementaires, légales et infrastructure.

Souvent ce type d’application Cloud est bien plus sécurisée qu’une application hébergée OnPremise par une Entreprise dont ce n’est pas la fonction première.

Gartner Magic Quadrant 2013 pour les réseaux sociaux d’entreprise


Ci-dessous le Magic Quadrant sur les outils de réseaux sociaux d’entreprise de Gartner mis à jour en Septembre 2013. Les produits pris en compte doivent comporter, a minima, les fonctions suivantes :

  • Les profils utilisateurs
  • Les espaces de groupes
  • Le partage de contenu
  • Les discussions
  • Les blogs
  • Les wikis
  • La recherche
  • Les flux d’activité
Gartner Magic Quadrant for Social Software in the workplace (Septembre 2013)

Gartner Magic Quadrant for Social Software in the workplace (Septembre 2013) 

Côté quantitatif :

  • L’entreprise commercialisant ce produit doit avoir 60 employés au minimum
  • L’entreprise doit avoir généré 9 millions de dollars de revenus uniquement pour ce produit cette  année
  • L’entreprise à une croissance de 10% de ses revenus chaque année
  • L’entreprise a, parmi ses clients, au moins 15 organisations avec des déploiements actifs a plus de 5000 utilisateurs (en excluant le freemium et utilisateur open-source)
  • Au moins 200 000 utilisateurs nommés parmi ses clients payants qui utilisent toujours les licences.
  • Présence de l’entreprise dans au moins 3 régions géographiques avec du personnel dédié au produit.

Les produits et éditeurs sont ensuite jugés sur les critères suivants :

  • Les fonctionnalités telles que les composants d’analyse d’utilisation, le dynamisme du flux d’activité, le tagging social, l’intégration avec des outils de gestion documentaire, la recherche sociale,  les analytics, la localisation d’expertises, support offline, clients natifs mobiles etc.
  •  La santé financière de l’entreprise (profitabilité, quels sont les investisseurs etc.)
  • La capacité de vente à des grosses entreprises, la transparence des prix, le processus de vente
  • Les initiatives marketing (livres blancs, évènements, microsites, présence sur les réseaux sociaux des ambassadeurs du produit etc.)
  • Feedback des clients (customer experience) étant identifiés comme référence par le vendeur (difficulté de déploiement, migration, niveau de contrôle du client sur sa solution etc.)
  • Qualité  de la structure de l’entreprise (compétences, expérience, nombre de partenaires techniques et intégrateurs, formations et certifications disponibles)
  • Compréhension du marché et de la valeur actuelle de ce type d’outil. Test de différents cas d’usages sur les produits.
  • La stratégie marketing avec, entre autres, l’identification des cas d’usages mis en valeur par l’éditeur, les messages marketing majeurs ainsi que la présence en ligne.
  • La stratégie de vente en prenant en compte la capacité à interagir avec l’IT mais aussi les décideurs (business owners), programmes de ventes verticaux etc.
  • La roadmap reflète-t-elle les demandes et les tendances. L’éditeur créé-t-il de la demande. Positionnement par rapport au cloud.
  • L’innovation et la part d’investissement en R&D, capacité à filtrer son flux d’activité et à l’analyser, le support mobile (incluant l’effacement à distance), la synchronisation de fichiers, la recherche instantanée, la ludification (=gamification) etc.
  • La stratégie géographique (prise en compte des besoins d’utilisateurs n’étant pas dans la même partie du globe que le siège de l’éditeur).

On retrouve en position de leader :

  • Microsoft avec Yammer + Sharepoint 2013 🙂
  • Jive Software
  • IBM Connection
  • SaleForce avec Chatter

Parmi les grands absents on retrouve : Box, Harmon.ie, Oracle etc.

Source : http://www.gartner.com/technology/reprints.do?id=1-1JLTT2P&ct=130910&st=sb